Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Réalisateur : Jalil Lespert

Date de sortie : 8 janvier 2014

Genre : Biopic

Synopsis : Paris, 1957. A tout juste 21 ans, Yves Saint Laurent est appelé à prendre en main les destinées de la prestigieuse maison de haute couture fondée par Christian Dior, récemment décédé. Lors de son premier défilé triomphal, il fait la connaissance de Pierre Bergé, rencontre qui va bouleverser sa vie. Amants et partenaires en affaires, les deux hommes s’associent trois ans plus tard pour créer la société Yves Saint Laurent. Malgré ses obsessions et ses démons intérieurs, Yves Saint Laurent s’apprête à révolutionner le monde de la mode avec son approche moderne et iconoclaste. (Source Allociné)

Dans ce biopic, Jalil Lespert s'est intéressé à l'homme derrière le créateur en exploitant la face sombre du génie d'YSL. Ainsi, c'est un Pierre Niney méconnaissable qui incarne un personnage maniaco-dépressif au rythme de vie douteux et pourtant terriblement attachant. Niney et Gallienne ne jouent pas, ils sont YSL et Bergé. Les acteurs ont réussis à capter l'essence des deux personnages et à la retranscrire sans pour autant l’exagérer. C'est sobre et c'est beau. La performance des deux comédiens est époustouflante et Charlotte Le Bon se révèle à la fois forte et fragile dans le personnage de la première muse du créateur, Victoire Doutreleau.

Si la crédibilité de ce biopic tient beaucoup au jeu des acteurs, elle ne serait pas aussi incroyable sans l'aide de Pierre Bergé qui a prêté au réalisateur des pièces originales du couturier, ses montures de lunette, de nombreux croquis ainsi que ses propres lettres à YSL. D'ailleurs, c'est une de celle ci qui, lue par Guillaume Gallienne, nous balade tout au long du film. Bergé a également autorisé l'équipe à tourner dans la villa Majorelle.

Le film est rythmé par les déchirements et les retrouvailles des amants maudits. La passion brûlante qui lie ces deux personnages est perceptible à chaque seconde que les deux acteurs passent à l'écran, il suffit d'un geste de main, d'un regard pour la sentir.

Les plans sont à l'image du créateur : à la fois simples et complexe, modeste et géniaux mais toujours magnifiques. Une mention spéciale au jeu d'ombre de la scène où Yves est au lit avec Victoire.

La dernière scène, celle de son défilé le plus célèbre, est époustouflante de réalisme et nous donne envie d'offrir une standing ovation à une reconstitution aussi fidèle.

En bref, Yves Saint Laurent est un film touchant, sombre et modeste à découvrir que l'on aime la mode ou qu'on la déteste. Lespert a réussi son pari en rendant son côté humain au génie (d') YSL. Un beau biopic pour ce début d'année.

3/5

Tag(s) : #Biopic

Partager cet article

Repost 0